‹ Les poèmes à tous crinsChapitre 52 sur 56 · FRANÇOIS VILLON · texte numérisé non relu

FRANÇOIS VILLON

JE ne l'ai point tenu dans mes robustes bras, Ton corps fait pour tenter Myron ou Praxitèle; De ton lit; que festonne à grand flot la dentelle, Je n*ai point rejeté loin de nous deux les draps 1

Mais à ton dernier jour d'orgueil, tu gémiras

D'avoir si mal usé de ta beauté mortelle;

Tu connaîtras alors ma terrible tutelle

Et quels tourments aigus rongent les cœurs ingrats.

Et maintenant, va-t'en! poursuis ta route sombre. Avec des financiers accouple-toi dans l'ombre, Offre ton sein de marbre à leurs baisers visqueux;

Ils n'empêcheront pas que je ne sois ton maître,

Et comme au grand soleil, enfant, je vaux mieux qu'eux,

Je ne saurais avec ton nombril me commettre!

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