‹ Les poèmes à tous crinsChapitre 53 sur 56 · Epilogue · texte numérisé non relu

Epilogue

Dieu, four txms reposer, dam le désert du temps. Comme des oasis, a mis les cimetières : Coucht^-vous et dorme^, tvyageurs haletants.

THEOPHILE CAUTIEK.

T{ICc4.7^EéMEC^QT

,A Charles Cros.

AH ! si l'un d'entre ncus était enfin le maître ! Si les dieux exauçaient les rêves de son cœur, On ne verrait jamais de crimes se commettre.

Mais le Sort, agresseur brutal, est un vainqueur

Il faut à son désir terrible se soumettre

Et boire jusqu'au bout la sanglante liqueur;

AmourSj ambitions, voluptés et chimères, Tout nous est mesuré par ton maudit compas, Invisible tyran, qui fais pleurer nos mères!

C'est ton goût monstrueux qui nous vaut ce repas De larmes, de tourments, de bassesses amènes; Et jusqu'au dernier jour tu n'abdiqueras pas !

Ta volonté de fer nous apparaît sans voiles;

Il te plaît de nous tordre aussi nous, les rêveurs,

En écrasant du pied nos petites étoiles; A

Mais la froide Raison rejette ce malheur Sur ta témérité, qui crève en vain les toiles, Oii l'homme triomphant de toi peint sa douleur 1

Tu peux anéantir et la Lyre et le Livre;

Tu peux nous foudroyer quand, la plume à la main.

Nous osons demander de quel droit l'on nous livre

Au forgeron qui doit broyer le genre humain, ^x

Tu ne peux empêcher notre haine de vivre Et d'être encore plus menaçante demain !

Page 1