TES YEUX
Tes yeux sont deux saphirs verts Ou deux émeraudes bleues Qui rejettent à cent lieues Les louanges de mes vers.
Cest la mer phosphorescente,
Car on y voit luire encor
Plus d'une étincelle d*or
 nos yeux éblouissante.
Et moi, songeur devant eux Et cherchant à les comprendre, Jamais je ne pourrais rendre Le mystère de tes yeux ;
Car leur cruelle ironie Qui brille et sourit sans fin Se mêle au charme divin D'une tendresse infinie.
rai rencontré mon Idéal En me promenant par la vie ; De son doux sourire amical Mon âme est à jamais ravie.
Ce matin je Tai rencontré; L*océan chantait sur la grève, £t dans leur langage sacré Parlaient les cloches de mon rêve.
Les belles cloches de Tamour, De la joie et de la jeunesse, Qui de leur matinal bonjour Me saluaient avec tendresse.
Elles disaient : « Marche en avant Où le vert sentier te convie, Au radieux soleil levant Qui va sourire sur ta vie.
a Puisque le hasard t'a béni, Que ton cri de ferveur première Monte joyeux dans Tinfini Gomme un salut à la lumière.
« Pour toi, tout s'emplit de chansons Dans la nature maternelle.
Et nous mêlons à leurs doux sons Notre grande voix solennelle. »
Moi, le visage tout en pleurs.
J'écoutais les cloches mystiques.
Et je marchais parmi les fleurs»
Le cœur plein d'étranges musiques.