‹ Les poëmes de l'amour et de la merChapitre 6 sur 29 · LE DUO DES AMOUREUX · texte numérisé non relu

LE DUO DES AMOUREUX

Voici finir le doux crépuscule, et les merles Dans les bois verts, là-bas, sifflent le bec au vent ; Les gouttes de rosée en tombant sont des perles Qui miroitent dans la lumière du levant.

Je me suis éveillée avec Taube, et mon âme A, par trois fois, chanté vers toi son chant d'éveil; On dirait que dans Tair embaumé, le cinname Ou Tencens flotte, et monte, et se dore au soleil.

C'est un léger brouillard qui voltige et tournoie. Mais réther pur va luire, éblouissant et bleu; Et nous irons fôter ta jeunesse, et la joie Du vierge Amour, Texquis et cruel petit dieu.

Et quand le doux midi sonnera, par volées Joyeusement dans Pair les cloches tinteront; Nous aurons Tombre épaisse et verte des allées, Et mon libre baiser chantera sur ton front.

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