‹ Les poëmes dorésChapitre 17 sur 31 · LCA FILLE DE CAÏN · texte numérisé non relu

LCA FILLE DE CAÏN

Hark, hark! the sea-birds cry!

. In the sun's place a pale and ghastly glare Hath wound itself around the dying air. *

Lonn Byron, Heaven and Earth. -

Un matin de ces temps où des hÿmens étranges Aux filles de Caïn -mélaient les pâles anges, Azraël quitta Dieu pour Aolibamah.

Elle le vit pleurer près du puits, et l’aima.

« O toi qui souffres, viens, dit la fille des hommes; Qu'importe, ange ou démon, le nom dont tu te nommes ? Ton fronc est triste et fier, ec tes yeux sont de feu; En te voyant si beau, je te préfère à Dieu.

Esprit, puisqu’il te plaît d’aimer l'argile aimante,

Je livre à-con étreinte effroyable et charmante,

O ma vie et ma mort, fils révolté du jour!

Tout mon être qui va périr de ton amour,

Ma terrestre beauté dont je marchais si fière,

Ma face que tes yeux inondent de lumière,

Mes bras et leurs anneaux, mon col et ses colliers, Et ma main refusée aux fils des chameliers.

Tu sauras, loin de Dieu, me cacher dans tes ailes.

Nos destins seront beaux comme les nuits sont belles. »

IT

Le lendemain, la race humaine, à son réveil, :

Vit se lever la mort et non pas le soleil.

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