‹ Les poésiesChapitre 138 sur 172 · ODELETTE INTIME · texte numérisé non relu

ODELETTE INTIME

Lorsque ta pudeur, déliée

Des ceintures aux nœuds troublants,

Descend de ta hanclie pliée,

En frisson rose, à tes pieds blancs ;

Lorsque, vaincue, abandonnée Aux ruses à ma Icvrc en feu.

Tu t'enivres d'éire damnée, Et te plains de l'être trop peu ;

Lorsqu'eiifin dans ta gorge heureuse.

Moite et se gonflant de désir, J'entends roucouler, rauque et creuse, La tourterelle du plaisir ;

Sais-tu, chère âme, d quoi je songe, Oui, môme à Theure où tout est vain Sinon de sentir qu'on se plonge Dans la nuit d'un enfer divin,

Je songe (candeur reparuc De notre printemps enchante!) Au premier baiser, dans la rue, Sur votre petit doigt ganté.

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