‹ Les poésiesChapitre 18 sur 172 · LE VAINCU · texte numérisé non relu

LE VAINCU

Les cygnes ont chanté sous l'ongle des milans, Et le sein de Cypris porte une rouge entaille. Je suis un des vaincus de la grande bataille Qiii sj livre ici-bas depuis mille et mille ans!

Cependant que la Nuit lâchait sa valetaille Ténébreuse, les Dieux, les Dieux étincelants, Vêtus de neige et d'or, magnifiques et blancs, M'ont dit : « Vas, et ramasse une armure à ta taille. »

Alors, dans la mêlée où le Ciel doit plier. J'ai conquis à mon tour la gloire des défaites, Et je meurs, sans avoir jeté mon bouclier.

Et les vierges, plus tard, illustreront de fêtes

La place où je tombai sous la main des bourreaux,

Formidable et charmant comme un jeune héros !

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