INVITATION A LA PROMENADE
Poète frivole, épris des musées Et des rouges fleurs en papier gommé, Tu n'as jamais vu que de tes croisées La verte splendeur du mois embaumé.
En vérité, ceux qui lont des risées Sur le doux printemps n'ont jamais aimé. Mouillez ma bottine, 6 fraiches rosées Du bois où bourgeonne et gazouille Mai !
Belle fleur, dis-moi la bonne aventure l Ah I mon amoureux, il n'est rien de tel due de voir au vent flotter ma ceinture.
De mon doigt rosé comme en un pastel, Je veux te montrer Tédat immortel D'un site charmant comme une peinture !
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LE JAPACANI
Sous ré\'asement noir de quelque grand platane, Comme un japacani dans les feuilles niché. Ayant sous mes talons tout ce qui luit ou plane, Je veux dormir, au nid de mon désir couché !
Je veux que Ton me tresse un hamac de liane, Que l'haleine des fleurs baise mon front penché, Et, caressante, éveille une chanson persane Sur mon luth qui frissonne à ma droite abranché !
• Que mon narguilhé d'or s'allume, et que dans l'ombre En jaillisse, à la fois éblouissr.nt et sombre, Le tourbillonnement des rêves inouïs ;
Que de vous la plus belle, ô houris de ma couche. Butinant des senteurs de femme à chaque bouche, M'apporte eu un baiser tous vos baisers unis !
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