LA NONNE
Le doitre haut-bâti parmi les avalanches Élève SCS clochers pointus comme des mâts ; Dieu, par les prés de neige et les champs de frimas, Fait paître !e troupeau de ses ouailles blanches.
Le voile sur le front, la corde sur les hanches,
La pro cession passe en réguliers amas.
Hélas ! sœur de ma sœur, ô seule qui m'aimas !
Ton lit, comme un cercueil, est fait de quatre planches.
Le scapulaire au col et le cili:e aux reins, Tu savoures la paix grave du monastère, Selon le rite, au bruit des lugubres airains.
Moi, je nî*enivre encor des choses de la terre : Souviens-toi du pécheur dans tes rêves sereins, O femme qu'assainit un jeûne salutaire !
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FRÉDÉRiaUE
Un soir, en visitant la vieille cathédrale Gothique dont j'aimais les clochetons sans pairs, Au bas de l'escalier qui se tord en spirale, Je te vis, ô ma pâle Allemande aux yeux pers !
Lasse, tu t'accoudais à la pierre murale, Pauvre ange endolori tombé des cieux aperts ! Et ton regard tout plein de candeur aurorale Éclaira doucement la nuit où je me perds.
Goutte de miel échue à mon âpre calice I J'aspirai parmi l'air qu'embaume l'encensoir Tes cheveux odorants comme un acacia.
Tu priais, à genoux sur une pierre lisse,
Et près de toi, dans l'ombre, étant venu m*a,sseoir.
Je te dis : Liebst du mich? tu me répondis : la!
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