‹ Les poésiesChapitre 54 sur 172 · SOROR DOLOROSA · texte numérisé non relu

SOROR DOLOROSA

Reste. N'allume pas la lampe. Qpe nos yeux S'emplissent pour longtemps de ténèbres, et laisse Tes bruns cheveux verser la pesante mollesse De leurs ondes sur nos baisers silencieux.

Nous sommes las autant l'un que l'autre. Les deux Pleins de soleil nous ont trompés. Le jour nous blesse. Voluptueusement berçons notre faiblesse Dans l'océan du soir morne et délicieux.

Lente extase, houleux sommeil exempt de songe, Le flux funèbre roule et déroule et prolonge Tes cheveux où mon front se pâme enseveli...

O calme soir, qui hais la vie et lui résistes, Qpei long fleuve de paix léthargique et d'oubli Coule dans les cheveux profonds des brunes tristes I

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