‹ Les poésies complètes de Charles Monselet (volume 2)Chapitre 3 sur 95 · ENVOI · texte numérisé non relu

ENVOI

A vous ces vers, madame ; C'est bien frivole, dame 1 Mais je les fis pour vous.

Les chansons et les roses, Ce sont là de ces choses Qu'on accepte de tous.

C'est un conte d'Espagne, Q.u'à travers la campagne.

Un soir du mois de mai.

Près de votre charmille, En strophes de Castille J'ai doucement rimé.

Vous trouverez sans doute, Si votre esprit l'écoute.

1»J in lit ^-^^P^^-i^

Ce poème bien vieux.

Mais je m*en vais vous dire, C'est un dernier sourire A des jours pl}is bêHrgux.

Ce sont des bagatelles,

De pou4my$(is dfnt(ilks>

Des haillQiis éalatants, Des rimes «spjig^l^, Enfin des dj^ssiS foUef, Des choses 4# viogl ^îS^I

Mais c'est notre jeunesse, C'est notiF» \^mù d'ivresse ; Et, dans soft Qom moquftur, Ce Don Juiui rèsufiao Tous nos r(v» ift fbms^ Tous nos rêv^ de cm^.

Ah ! comme je regrette Ce beau temps du poète, Où je crois voir encor*

Tué pour une rose 51

Comme un coâtrâ'Alitf,

Passer la Fâfif âidfe

En manteau brodé d'or !

On avait édi âlcâdés Alors, — dei SétéfîâdôS, Des perles et dti &fd, De belles nuits de Joie, Et des pOUfpoitltâ dé sOie Crevés par le poignard !

On avait des gambades, Des sauts, des pasquinades.

Des lazzis de tréteau, Mainte et maififd fadaise A faire pâmer d'aise Le Bambocciato I

Autre temps, autre mode ; Hélas ! le conte et l'ode N'ont plus rien que d'urbain.

Pleurons! Adieu, moustaches!

Éperons et panaches, Retournez chez Babinl

Voilà pourquoi, madame, Vous me surprîtes, Tâme Rêveuse, l'autre soir.

Devant des castagnettes Sur ma table muettes.

Auprès d'un masque noir.

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