‹ Les poésies complètes de Charles MonseletChapitre 15 sur 179 · D4 ODE A L IVRESSE · texte numérisé non relu

D4 ODE A L IVRESSE

Couler stupidement Sur le plancher fumant...

Prends toute ma tendresse; Je t'appartiens, Ivresse; Maintenant c'est ton tour, Et que meure l'Amour !

Meurs, toi qui fus mon maître, Meurs deux fois; — et peut-être Qu'un jour, en frappant là.

Plus rien ne répondra !

DUMAS DE LA PAILI.ETERIE

Scudéry n'est pas mort. — Plus d'un ont ramasse,

Dans l'arsenal poudreux des romans du passe,

Sa plume enguirlandée avec sa Balisarde

Et coiffé les grands airs du seigneur de la Garde.

Au seuil du feuilleton campés en ce moment,

Sans cesse, — le plurriet incliné fièrement,

Ces hidalgos lettrés, dans les hautes gazettes,

Font un vacarme affreux de leur style à rosettes.

Et jettent sans façon aux lecteurs étonnés

Leur phébus h la tête — ei leur manchette au nez.

Scudéry n'est pas mort. — Dans un hôtel, que garde Un suisse véridique avec sa hallebarde, Il rhabille de neuf les héros de Cyrus, Mandane, Polexandre, Arbate, Darius.

11 leur fait déposer leur perruque rougie. Ht, bien débarbouillés de leur mythologie, Selon le goût du jour, il les sert de nouveau Dans un roman — de vingt ou trente in-octavo — Où, comme au temps jadis, mervei'les sans égales. Les palais redorés regorgent d'astragales!

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