‹ Les poésies complètes de Charles MonseletChapitre 172 sur 179 · LE SAGOU · texte numérisé non relu

LE SAGOU

Ixappelez-vous, chère Éliante, Ces jours où, me traitant de fou, Vous disiez, moqueuse et riante :

a Qui peut se nourrir de sagou ?

Uu singe, soit, jamais un homme!

Il n'est qu'un roi d'Amatibou Pour digérer semblable gomme.

Et puis, s'appelle-t-on Sagou?... »

Eh bien! la foi vous a touchée.

11 a suffi d'une bouchée Pour vous convertir au sagou.

Le suc dégusté, le mot passe, Et je vous entends, à voix basse.

Dire : « Encore un peu de sagou ! »

LE COUSGOUSSOU

kJ n mot a résonné sous l'africaine hutte,

Couscoussou!

Ne croit-on pas ouïr un soupir de la flûte

De Tulou ?

De ce plat indigène, et que nul ne discute,

Je suis fou.

J'irais pour en goûter, bravant péril ou chute,

N'importe où.

Que d'échos dans ta plaine il éveille sans cesse,

Mitidja !

S'il faut qu'il soit vendu pour lui, mon droit d'aînesse

L'est déjà, O couscoussou! régal de ma brune maîtresse, Kadoudja !

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