MUEZZIN
V^E matin, penché seul à ma fenêtre, L'ombre autour de moi pleine de rumeurs, Triste, j'attendais le jour à paraître, L'œil à l'orient aux roses lueurs.
La nuit s'enfuyait, honteuse et surprise; Le ciel éteignait ses pilles regards'; Et, des noirs buissons qu'agitait la brise, Pensif, j'écoutais les souffles épars.
Mais quand je sentis, ployé sous l'extase, De lumière et d'or mon front inondé, Tandis que, partout, comme l'eau d'un vase, Le jour ruisselait du ciel déborde: