‹ Les poésies d'Auguste de ChâtillonChapitre 120 sur 133 · QUAND MON PETIT ENFANT DORT · texte numérisé non relu

QUAND MON PETIT ENFANT DORT

Quand mon pecit enfant dore,

Il dore comme un ange.

Son souffle est pour moi l'accord

D'un concert étrange...

Ses traits charmants sont si doux ,

Sa bouche est si rose , Que je l'admire à genoux

Sitôt qu'il repose.

Mais je suis folle, au surplus...

Pendant qu'il som.meillc , J'ai peur qu'il n'exisce plus,

Et je le réveille !

Lors, ce cher petit enfant

Me sourit encore...

Je le berce en l'embrassant

Jusques à l'aurore.

Il est aussi pomponné

Qu'un prince de France.

C'est mon petit nouveau-né.

C'est mon espérance!

Et s'il me perd à son tour ,

Car tout est misère... Je veux qu'il se dise un jour :

J'avais une mère!!

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