POÈTES
6^ PAUL KERRIEÇ.
Et la maguanime Angleterre, Donnant escadrons et vaisseaux, Pour nous protéger sur les eaux, Pour nous défendre sur la terre !
Bien qu'invalide, il se ferait Sa large part dans l'épopée :
Sa main ne tiendrait plus l'épée. Mais sa bouche claironnerait !
Et j'entends des souflBes de gloire Passer, superbes, dans ses vers !
Il anoblissait les revers.
Il exalterait la victoire !
Tant de joie inondant son cœur.
Sa voix clamerait plus sonore, D'autres Chants du Soldat encore, Du soldat cette fois vainqueur!
Et quel admirable poème Jaillirait de ce luth divin !
Sa devise serait : « Enfin! »
Après avoir été : « Quand môme ! »
Hélas ! pour lui, tout est fini !
Et, couché sous sa pierre blanche, Il ne verra pas la Revanche Dont il fut l'apôtre béni !
Ceux qu'une foi sublime entraîne Aux patriotiques combats, Hélas ! il ne les verra pas Reprendre l'Alsace-Lorraine !