PREFACE
Laisse la lyre de Tyrtée, Erre par les sanglants chemins.
Elle, la déesse sereine.
Mêle aux râles ses cris de haine.
Et sur les forçats allemands.
Servant la vengeance publique, Sa main justicière applique Le fer rouge des Châtiments !..
Vers d'espoir, de deuil, de révolte, Toujours sincères et touchants.
Nous en avons fait la récolte Glanant parmi de vastes champs.
C'est l'âme du pays qui vibre, Forte quand même, et toujours libre.
Même en les plus humbles essais, La terre entre toutes choisie Pour l'éternelle Poésie Etant notre vieux sol français /...
Hugues DELORME.
15 février 1915.