JACQUES REPLAT
Mais j'ai revu de mon village Le clocher tout'couvert des mousses d'autrefois; J'ai revu nos sapins, la chapelle des bois : Mon bras vient de suspendre aux grilles de feuillage
Le vieux bâton du pèlerin , Et ma boîte où gisait ma fidèle compagne,
La marmotte de la montagne Sans revoir le pays, hélas! morte de faim.
Rassemblés , vers le soir, à Tombre du vieux chêne , Je redis ta complainte aux anciens du hameau : On te bénit. Ton pleure; et la matrone à peine Tourne d'un doigt léger le mobile fuseau ; Et, si jamais tu viens au pays de nos pères, La fille du chalet, de roses printannières. De cityses cueillis dans nos champs parfumés, Promet d'orner les bords de la coupe de hêtre.
Où d'un lait pur, nectar champêtre, Sa main te versera de longs flots embaumés !
Alors que les vents en furie
Arrachent la feuille flétrie Aux dômes jaunissants des grands bois agités ;
Quand le torrent sur la prairie
Roule ses flots précipités.
Seul, je relis tes vers; seul, à la nuit tombante... Mais tes chants sont plaintifs comme un dernier soupir
Qu'une lèvre pâle et mourante
Donne à ceux qui doivent mourir !
Serais-tu malheureux? Hé quoi! dans la cjmiuV ville , Contre les froids ennuis, les chagrins dévorants.
Ni les vertus, ni les talents,
Ne sauraient donc trouver d'asile ?
Mon curé le disait; mais il disait aussi : Que le (jrand cnici(i.r, dans nos forêts lointaine^,