SECONDE PARENTHESE OUVERTE
Il y a des gens qui vous disent : « La poésie... Mais elle meurt! » et dam! quand on vient de s'attarder dans les « provinces ingrates «, on est en droit de concevoir quelques craintes.
On aurait tort.
La poésie ne meurt pas, — oh ! que non ! D'aucuns la plaignent : elle les verra partir. Deux ou trois la raillent : elle les enterrera. A chaque effusion de pitié, à chaque risée moqueuse, la poésie, qui a le diable au corps, se trémousse mieux pour mieux montrer qu'elle est vivante.
Malade, la poésie! Allons donc! Elle ne s'est jamais plus gaîment portée; elle s'agite, elle court, elle rit, elle a des roses dans les mains, de la lumière dans les yeux, de la flamme au cœur! Et qu'il s'agisse du « clocher natal » , vous allez l'entendre chanter juste et parler clair !
Cet axiome posé, passons en Auvergne.