‹ Les poètes du clocherChapitre 46 sur 56 · TROISIÈME PARENTHÈSE OUVERTE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARENTHÈSE OUVERTE

Ici l'auteur s'arrête, ayant achevé son tour de France. Il va reprendre haleine, puis repartir, avec vous, pour la Suisse d'abord, pour les lointains pays ensuite...

Il profitera de cette halte, — quelques minutes entre deux pèlerinages ! — pour vous dédier, à vous tous poètes, quatorze vers sur le sujet qui l'occupe :

Adore ton pays, poète, et fais en sorte Que, dans l'œuvre-maitresse où revivra ton sang, Partout, à chaque vers, batte ce pouls puissant D"une terre féconde et d'une race forte.

Adore ton pays : tu reçus en naissant Les caresses d'amour que l'air natal apporte : Ton orgueil fùt-il las, ta foi fùt-elle morte, Cet amour doit brûler dans ton cœur frémissant.

Adore ton pays, même s'il te repousse :

La main qu'on baisera, ce n'est pas la plus douce ;

Un regard est-il rude, on l'implore à genoux ;

Il est de ces amours qu'aiguise la torture ; Chaque refus les navre et les rend plus jaloux, Et rien n'est immortel qu'une douleur qui dure.

Cela dit, passons en Suisse.

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