‹ Les poètes du terroir du 15e siècle au 20e siècle; textes choisis accompagnés de notices biographiques, d'une bibliographie et de cartes des anciens pays de FranceChapitre 143 sur 284 · LES LARMES DU GRAVIERS · texte numérisé non relu

LES LARMES DU GRAVIERS

GraTier, que ta perte m'oppresse.

Que je plains ton beau tapis vert!...

Dans le carré le mieux couvert.

On voit la terre qui s'abaisse.

Tout s'éboule au reflux du flot :

Le pêcheur a son gabarot Où les dames d'Agen se sont tant promenées.

Et l'ag-neau de soif est mourant Où les plus gros poissons, dans moins de quatre années, Plongeront en courant.

Depuis l'attaque, la première,

Où le bord fut tout dérangé.

Des ormes, cinquante, ont plongé

Et fait le saut dans la rivière;

Encore le flot arrivant

"\'a fouillant toujours plus avant;

LAS LERMOS DEL G R A U M

Grabè, quo ta pcrto m'es aisso,

Que jou pluDJi touubel lapis !

Al médis loo que sc» tiopis.

Ou bey la terro quo s'abuisso.

Tout s'esperrequo al moudre aigat :

Lou poscairu tou lou bergat OuD Ins damos d'Agou fasiou leurs permenados,

Et l'aiguol escano de set Ciun lous peichs lous plus grans dins mens de quatre aunadoî Faran lou capuchet.

Despey l'attaquo las prumoro,

Que lou tap fu domarmaillat,

Cinquautc ouïmes au capillat.

Et tait lou saut dins la ribèro;

Enqueros l'aigat arribau

Fouuillo toutjour plus ubau,

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