‹ Les poètes du terroir du 15e siècle au 20e siècle; textes choisis accompagnés de notices biographiques, d'une bibliographie et de cartes des anciens pays de FranceChapitre 15 sur 284 · FRANÇOIS PONSARD · texte numérisé non relu

FRANÇOIS PONSARD

No à Vienne (Isore) le l«"jiiin ISl'i, François Ponsard mourut à Paris lo 13 juillet 1867. Ueçu avocat eu 1837, il abandonna le barreau pour les lettres, devint bibliothécaire du Sénat après le 2 décembre 1851, et fut reçu à l'Académie française en 1856. A défaut d'autre renseignement sur cet honnête survivant de la vieille école littéraire, nous donnerons la liste de ses œuvres : Manfrcd, poème dramatique trad. de Hyron en vers (Paris, Gosselin, 1837, in-18): Lucrèce, tragédie en cinq actes en vers (Paris, Furne, 1843, in-8") : Agnès de Mcranie, trag. en cinq actes en vers (ibid., 1847, in-S") ; Charlotte Corday, pièce en cinq actes en vers (Paris, Blanchard, 1850, in-8»); Horace et Lydie, comédie en vers (ibid., 1850, in-8»); Théâtre complet (Paris, Àlichel Lévy, 1851; gr. in-8»); Homère, poème (ibid., 1852, in-8»i; Ulysse, tragédie avec chœurs [musique de (îounod] (ibid., 1852, in-8"); Etudes antiques, Homère, Ulysse (ibid., 1852, in-8''); L'Honneur et V Argent, comédie en cinq actes en vers (ibid., 1853, in-8»); La Bourse, comédie en cinq actes en vers (ibid., 1856, in-8»); Discours de réception à l'Académie française (ibid., 1856, ia-8"); Ce qui plaît aux femmes, trilogie en vers (ibid., 18G0, in-8»); Le Lion amoureux, pièce en cinq actes en vers (ibid., 1866, in-8»); Galilée, pièce en trois actes en vers (ibid., 1867, in-8»); Œuvres complètes (ibid., 1866-1867, 3 vol. gr. in-8»). Ce n'est point sans raison qu'on a dit de Ponsard : « Il est de la race des Viennot. Comme M. Viennet, il peut s'appeler La Fosse, Sarrien, du Belloy, La Touche, c'est-à-dire du nom de tous les gens de lettres qui ont bâti des tragédies ! La première de ces choses qui l'a posé, comme on dit, et sur le souvenir de laquelle il vit toujours, fut L^ucrèce, imitation grossière et faible, dans le détail et dans le style, de Corneille et d'André Chénier. Il est des mains qui ne respectent rien. Les mains lourdes et gourdes de M. Ponsard traînent sur la pourpre romaine du vieux Corneille et sur les diaphanes albâtres grecs d'André Chénier! C'était à faire crier « à bas » à tous ceux qui ont le respect des belles choses. Eh bien, cela n'indigna personne dans les maisons où, pendant dix-huit mois, Yadius triomphant et pudi-

bond, M. Ponsard alla lire sa tragédie tous les soirs !... On était las des excès du romantisme, et la vieille rengaine classique parut neuve. M. Ponsard fut proclamé le poète du bon sens, parctj qu'il était le poète de la vulgarité, ces deux choses qu'en France nous confondons toujours'. »

Bibliographie. — A. Desplaces, Galerie des poètes vivants^ 1847. — Cuvillier-Flenrv, Etudes et portraits, Paris, Calmann- Lévy, 1868, II. — P. Blanc, Ponsard, biographie, Vienne, Savigné, 1870, in-12. — J. Janin, F. Ponsard, Paris, Libr. des Biblioph., 1872, in-18. — D. Stern, Ponsard, esquisse de sa vie et de son œuvre. Voy. Œuvres coinpiètes, I. — E. Savigné, Ponsard inconnu. Vienne, Savigné, 1886, in-12. — Ed. Grenier, Souvenirs littéraires, Paris, Lemerre, 1894, in-18.

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