MOULIN A VENT
CoifFé de son bonnet pointu, Déployant sa longue envergure, Le vieux moulin, comme un augure, Demande au ciel : Quel temps fais-tu.'
Et le meunier, blanc de farine, Tantôt sifflant, tantôt rêvant, Semble toujours flairer le vent Du bout de sa large narine.
Le vent souffle, il s'est levé tard; Tourne, moulin, de tes bruits d'ailes Kffarouchant les hirondelles Qui s'assemblent pour le départ...
Tourne, tourne, voici la bise...
Et de loin, le regard surpris Voit l'énorme chauve-souris Tournoyer dans la brume grise.
[Les Rustiques.)