JEAN RAMEAU
De son vrai nom Laurent Labaïgt [Labaigt, en vieux patois gascon, signifie La Vallée), Jean Rameau est né à Gaas (Landes) le 19 février 1858. Descendant de petits propriétaires habitant et possédant le même domaine depuis le xvi" siècle, M. Jean Rameau acheta un coteau, le plus élevé de la région, et y Ut construire. De là, l'été, il domino une graude partie de son département et, quand le temps est propice, trois cents kilomètres de la chaîne des Pyrénées. C'est un terrien dans toute Tacception du terme et qui n'a jamais manqué d'inscrire dans ses livres, soit en prose, soit en vers, son vif amour des choses rustiques. Dans sa jeunesse. M. Jean Rameau vint à Paris et y pulJlia une foule d'ouvrages qui ont fait sa fortune plutôt que sa gloire. Il a donné cinq recueils de poèmes : Poèmes fantasques (Paris, Monnier, 1883, in-18); La Vie et la Mort (Paris. Giraud, 1886, in-18); La Chanson des Etoiles (Paris, OllendorfT, 1888, in-12); Nature (Paris, Savine, 1891, in-18): Les Féeries (Paris, Ollendorff, 1897, in-18), et des romans dont il est difficile d'évaluer le nombre. La bibliographie de ces derniers tiendra, elle seule, la place que nous avions le dessein de consacrer au poète. Citons -.Fantasmagories (Paris, Ollendorff, 188", in-18); Le Satyre {ih\d., 1887, in-18); Possédée d'amour [\hià., 1889. in-18); La Marguerite de trois cents mètres (ibid., 1890, in-18): Mounc, couronné par l'Académie française (Paris, Dentu. 1890, in-*8) ; Simple (Paris, OllendorfT, 1891, in-18); L'Amour d'Annette (ibid., 1892, in-18); La Mascarade (ibid., 1893, in-18); Mademoiselle Azur (ibid., 1893, in-18); La Chevelure de Madeleine (ibid., 1894, in-18) ; La Rose de Grenade (ibid., 189'*, in-18); Yan (ibid., 1894, in-18) ; L'Amant honoraire (ibid., 1895, in-18) ; Ame fleurie (ibid., 1896, in-18); Le Cœur de Régine (ih\à.,\^^&, in-18); La Demoiselle à l'ombrelle mauve (ibid. ,189", in-l^); L' Ensorceleuse (ibid., 1897, iu-18); Plus que l'amour (ibid., 1898, in-18) ; La Montagne d'Or (ibid., 1899, iu-18); Christiane (ibid., 1900. in-18); Le Dernier Bateau (ibid., 1900, in-18); Tendre Folie (ibid., 1900, in-18); La Vierge dorée (ibid., 1901, in-18) ; Le Champion (Paris, Per Lamm, 1901, in-18); La Blonde Lilian (Paris, Ollendorif, 11)02, in-18) ;
Le Roman de Marie (ibid., 1903, in-18); La Belle des belles {ibid., 1903, in-l8): La Jun-rle de Paris (i\nd., 1904. in-18); Zarette (ibid., 1904. in-18);firj/«èorfon(ibid., 1905, iii-18); Le^ Chevaliers de l'an delà (ibid.. 190.5, in-18); La Bonne lUoilc (ibid.. 1906, in-18), etc. C'est surtout dans les romans que M. Jean Bameau a décrit son pays natal. Plus de vingt de ces précieux ouvrages mettent en scène des habitants des Landes ou des Pyrénées. On lui doit en outre une bonne étude sur la plus pittoresque de nos provinces du Centre : Le Berry, ses beautés, ses richesses (Bourges, inipr. Tardy-Pigelct, 1903 et 1905, ia-8»).
BiBLiOGRAPfiiR. — G-. Renard, Critique de Combat, I, 1894. — L. Labat, J. Hameau, Nouvelle Revue, 1890, LXVII, p. 561-572-