BRIE FRANÇAISE, GATINAIS, VALOIS
PINSERAIS, ETC.
(I Le bassin de la Seine, écrivait en 1848 J. do Gaullo, dans son introduction à ViJistoirc des villes célèbres de l'Ile-de- France, publiée par Aristide Giiilbert, forme une des {grandes divisions géographiques de la France. Dtifréiioy et Elie dt? Beaumont ' le considèrent comme un centre attractif vers lequel tout converge. La nature, prodigne pour cette partie do notre pays, disent-ils, l'a dotée d'un sol fertih» et d'excellents matériaux de construction. Environnée de contrées moins favorisées, elle représente au milieu d'elles comme une oasis, et l'instinct qui a dicté à nos ancêtres le nom d'Ile-de-France résume d'une manière heureuse les circonstances géologiques de sa position. Pendant longtemps on désigna sous cette dénomination tantôt la province de ce nom, tantôt un vaste gouvernement militaire qui comprenait, outre l'Ile-de-France, le Laonnais, le Noyonnais, le Soissonnais. le Valois, le Beauvaisis, détachés de la Picardie, et le Thimerais, démembré du Perche. Considéré comme gouvernement, ce pays eut pour limites la Picardie au nord. l'Orléanais au sud. la Champagne à Test et la Normandie à l'ouest. Sa capitale était Soissons, la ville do Varis ayant un gouvernement particulier depuis 1594. » Les diverses parties du gouvernement de lIle-dc-France retranchées delà Picardie et du Perche devant figurer dans la description que nous donnerons par la suite de ces provinces, auxquelles elles appartenaient:, nous nous occuperons exclusivement ici do la contrée qui en formait le centre et qui lui donna son nom. Le pays appelé Ile-de-France. Insula Francise, ajoute en substance l'un des auteurs cités plus haut-, parce qu'autrelbis res-
1. Explication delà carte géologique de la France, Paris, 1841- 1S48-1873, 3 vol. in-4».