‹ Les poètes du terroir du 15e siècle au 20e siècle; textes choisis accompagnés de notices biographiques, d'une bibliographie et de cartes des anciens pays de FranceChapitre 260 sur 284 · Il mourut en 1048, selon Chabaneau · texte numérisé non relu

Il mourut en 1048, selon Chabaneau

3. On les trouvera au tome H du Bulletin de la Soc. archéologique et historique du Limousin.

4. Elle parut vers 1630, et fut récemment réimprimée. Guez de Balzac, dans ses Entretiens, aflirmcquc Philippe Goust avait traduit l'Enéide en limousin et écrit des coumienlaires sur les Grenouilles d'Aristophane.

5. Né cnlGiO, mort en 1697. (Cf. Chabaneau.) La chanson dont il est question ici a été publiée dans le Bulletin de la Société archéolO' gique du Limousin, t. XXXVI, 1889.

6. Capiote ou Pastorale limousine, comédie, Bordeaux, Delpech, s. d. (1684), in-8». On connaît deux, réimpressions de cet ouvrage. Beau-

Mathieu More], médecin à Limoges, mort en 1704, clùt, avec des noëls et autres poésies', la liste succincte des patoisants du xviie siècle. Le siècle suivant nous offre, à son tour, quelques honnêtes rimeurs. C'est tout d'abord l'abbé Hobby-, auteur d'une Enéide travestie ;y)U\s le sieur B**, « bourgeois de la ville d'Excideuil ». traducteur en patois périgourdiu des Eglogucs àe Virgile"; l'abbé Sage et le Père Blan Lacombe, de Tulle, facétieux concepteurs de deux satires en vers médiocres. Las Vrsuliiias et La Moulinado, composées vers 1780, « où sont raillés les travers des religieux et religieuses de deux couvents de la province » : Léonard Trompillon (1750-1824), boulanger à Limoges, à qui l'on doit des chansons paloises et une Ilenriade en vers burlesques; l'abbé David, de Lubersac (1740-1830^ enfin l'abbé François Richard (1733-1 SU), le plus remarquai^ de tous après J.-B. Foucaud, de Limoges, ce précurseur de l'école moderne.

Le xix» siècle, lui, n'a de longtemps suivi l'exemple modeste des siècles précédents. Il s'enorgueillirait à peine d'Anne

champ, dans ses Recherches sur les théâtres (II, p. 459;, l'a faussement altrilnié a Cortèle de l'rades.

i . Ou en lira un spécimen à la suite des Œuvres de l'abbé Fr. Richard (éd. de 184'J, p. 304),

2. Jean-Baptisie Hob\ , né à Limoges, le 26 mars 1703, prôtre comnmnalislc de Sainl-Pierre-du-(Jucyroix, mort en 176:i. On prétend qu'il lut le précejjleur du célèbre Verprniaud. Son ouvrage, auquel il travailla près de vingt ans, a été récemment publié avec une notice sur l'auteur, des notes et une traduction par M. Hubert Texier {Virf/ifio Limouzi, poème inédit de 1748, en vers iimousins burlesques, elc, l'aris. Bouillon, 1800, in-lG). Loin d'ôtro une transcription burlesque de Virj>iie. c'est plutôt une imitation de l'ouvrage de Scarron. aiaijuellc l'auteur a ajouté une foule de traits louchant ses compa- Irioles. On y trouve cette allusion au caractère du Liniougeaud do son temps. C'est Vénus (jui parle :

Au Ici lie fa.s que lou Nivello Kl tt^ tournifiilas lo ceivello Iioffas <jue »!• le touclienl |)a!«, Counio lou IjinoupiNui sel fas.

ijn'o <ly chai» se |i(!sto et fomiiio Kt per dehors» loul cxamino, Tu ileurinsi eo qa'tn |)us pressa, Sunniaiicliag te ((uis l'as leU^sa...

Au lieu (le faire là le Nivelle

Kl fJo te loui meiiler la cervelle

U'airairos «lui iio lo loui-hont pn?,

Comme le Liniou)tcnu<l sait faire,

Oui a chez lui pcsli- i-l fiiinine,

Kt par dehors tout oxarnirie,

Tu déviais, f» (|ui vA liifii plu* piesM-,

Soigner chez loi ceux que lu n* liiis?és...

Page 1