A ROUBAIX
Ville sans passé d'art, sans beauté, sans histoire, Ville de l'énergie et des âpres labeurs,
Voici que l'incessant effort des travailleurs Te ceint du vert laurier des fécondes victoires.
Dans le triste décor de tes murailles noires, Sous cet épais brouillard de suie où ton ciel meurt, Et qu'emplit le travail d'une longue rumeur, Tu frémis, volontaire et promise à la g-loirc.
Ville énorme, grand corps aux vertèbres de fer, Ton sol, pareil aux durs rochers que bat la mer, Tremble au trépidement des machines brutales;
O cité, ton renom s'étend à l'univers,
Et je veux exalter ta grandeur en mes vers,
Ville des artisans, ô ma ville natale !