CHARLES GRANDMOUGIN
M. Cliarlos Grandmougin est né le 17 janvier 1850 à Vesoul, où son père, bâtonnier de l'ordre des avocats, a laissé le souvenir d'un juriste de talent et d'un liomme de bien. Il appartient à une lignée de Franc-Comtois qui a donné quelques hommes notoires. Son grand-père maternel, J.-B. Bizard, était commandant d'artillerie de la première garde impériale et baron de l'Empire; son aïeul paternel, ancien officier de la Révolution» puis magistrat à Lure, a laissé de curieux mémoires littéraires (1792-1797) qui ont paru dans la Revue franc-comtoise, ^i. Charles Grandmougin se destinait au barreau, quand la guerre éclata. 11 fit campagne, et par la suite vint se fixer à Paris, où il début? dans les lettres. Il a collaboré jusqu'ici à de nombreux journaux et périodiques, en particulier au Parnasse et à la Noiu'cW Revue, et s'est fait une place parmi les écrivains de sa génc ration en donnant plusieurs recueils de poèmes. On lui doit Les Siestes (Paris, Lemerro, 1874, in-18); Nouvelles Poésies (Paris, Calmann-Lévy, 1880, in-18); Poèmes d'amour (Paris, ibid. 188.3, in-S") ; La Vouivre, poème franc-comtois (Paris, Ghio 1884, Jn-18); IHnies de Combat (Paris, Lemerre, 1886, in-18) A pleine.-, voiles (ibid., 1888, in-18); l.e Naufrage de l'Amour (Paris, OlIendorfT, 1889, in-18^ ; Les Chansons du village (Paris Lemerro, 1890, in-18); Les Heures divines (Paris, Cliamiiel, 1894 in-18); Terre de France (Paris, Baudoin, 1895, in-18); />e l( Terre aux étoiles (Paris, Rouam, 1896, in-18); Choix de poésie (Paris, l'asquelle, 1900, in-18); Promenades (Paris, Emile Paul 190'i, in-'i"), etc. M. Charles Grandmougin a do plus fait roprë senter avec succès quelques drames eu vers : L'Enfant Jésus mystère en cinq parties (Paris, Rouam, 1892, in-8°); Le Christ drame sacré (ibid., in-8''); Le liéveillon {\h\d., 1893,in-12) ; L'Em pereur (ibid., 1893, in-S»); et publié des romans, des contes e des études d'eslhéliquo.
■ Poète coloré, M. Charles Grandmougin — a-t-on écrit est à la Franche-Comté ce que Bri/.eux fut à la Bretagne, c que sont Aicard à la Provence, Vicairr! à la Bresse, Theuriet la Lorraine. Il a chanté tour à tour la caimo majesté do se
nontagnes, le pittoresque de ses sites, le charme grandiose de ies forêts de sapins, les parfums et les reflots de ses vins capieux, son amour du pays et de la liijerté'... »
BiBLiooRAPiiiE. — Jules Ma/.é , Ch. Grandmougiii , Paris, louara, 1897, in-18.