FREDERIC BATAILLE
« Fils de paysans, JI. Frédéric Bataille est né à Mandeurc, >ourg de l'ancien comté de Montbéliard, sur le Doubs, le 17 juilet 1850. Après avoir exercé, de 1870 à 1884, les fonctions d'insituteur dans sa province, il fut nommé professeur au lycée *Iichelet, à Vanves (Seine). Retraité depuis peu, il s'est fixé à Jesançon. Ses premiers essais littéraires, qui lui avaient valu ïn 1881 son admission à la Société des gens de lettres, le signaérent à l'attention des maîtres de la poésie et du public. Il >'honora des suffrages de Victor Hugo, Leconte de Lisle, José- Jhin Soulary, Edouard Grenier, Sully Prudhomme, etc., et conlut des succès de bon aloi. Son bagage est considérable. On lui ioit tout à la fois des livres d'enseignement et des recueils de vers, parmi lesquels nous citerons : Délassements, etc. (Paris^ Sandoz et Fischbacher, 1873, in-18); Le Pinson de la mansarde, sonnets (ibid., 1874, in-18); Premières Rimes (ibid., 1875, in-18) > Le Carquois, sonnets (Besançon, Bodivcrs, 1880, in-18); Une Lyre (Paris, Lemerre, 1883, in-18); Le Clavier d'Or, préface de J. Soulary (ibid., 1884, in-16); La Veille du péché (ibid., 1886, in-18) ;ie Vieux miroir (ibid., 1887, in-18); Rédemption (ibid.^
1889, in-18); Poèmes du soir (ibid., 1889, in-18); Les Chansons de l'école et de la famille, préface de Michel Bréal (Paris, Belin,
1890, in-18); Choix de poésies, préface d'Eugène Manuel (Paris, P. Dupont, 1892, et Juven, 1895, in.l2); Les Fables de l'Ecole et de la Jeunesse, préface d'O. Gréard (Paris, Dupont, 1893, in-12); Nouvelles Poésies (Paris, Dupont, 1900, in-18) ; Les Trois Foyers, préface de Ferd. Buisson (Paris, Juven, 1905, in-18), etc. Il a de plus collaboré à bon nombre de périodiques, et en particulier aux journaux et revues de sa province, tels : La Revue de Franche-Comté, Les Gaudes, Le Petit Comtois, Le Pays de Montbéliard, etc.
Les poésies de M. Bataille lui ont valu deux fois le prix Alfred de Musset et un prix Chauchard à la Société des gens de Lettres. Ses fables ont été couronnées par l'Académie française et par la Société d'encouragement au bien. La Société' d'instruction et d'éducation populaires a couronné ses Chan^ sons de l'école et de la famille.
« M. Frédéric Bataille, observe M. L, Quénéhen, est un poét pleia de cœur. On sent qiril éprouve ce qu'il cbante. Quand parle de la nature et des botes, il y met une délicatesse extrèm de forme et de pensée... Il célèbre aussi les joies du foyer, le charmes de l'amitié... Il peint les paysans comme ils sont...] dit encore ce qu'est le rêve, et, volontiers, philosophe sur 1 mort. C'est un optimiste doublé d'un stoïcien... »
Bibliographie. — Anonyme, Frèd. Bataille, Le Pays Comtois 10 mai 1901. — L. Quénéhen, Etudes biogr. : Frédéric BatailU Revue de Franche-Comté, juin-juillet 1907. — Eugène Manue; Préface au Choix de poésies de Fréd. Bataille, 1892.