‹ Les poètes du xixe siècle, période romantique: période romantiqueChapitre 6 sur 24 · IV. - LE OBITIQUE · texte numérisé non relu

IV. - LE OBITIQUE

Lonii'rcier fut eliargé do professer en 1810 un cour.s public sur la littérature fi'ançai.se. Il traita de la tragédie et de la comédie en 1810 et 1811, de l'épopée en 1810 et 1816. Il m paridti'e en 1817 son Cours analytique de laiittérattirc générale.

Son originalité (si c'en est une) et nous iUlons voir

lomie fait sur le corpsdes animaux». C'est «il issi'quer» Ils gcnras, reclierohcr les élémouts des ceuvres d'art, les cuiirronter avec les modèles, les juger en les comparant à un type idéal de beauté. Pour établir ces lois et trouver ce tyjie idi'';il, il faut étiuUei- les ouvrages ivconnus les plus parraits. «On sent, dît-il, que par ci'l.te luéthodc il ne sera pas permis du discourir au liasaixl sur des points indéterminés. Les propositions une fois énoiiuée.s, je serai contraint à les pi-ouver, à les suivre jusqu'en leurs dernières conséquences, qu'il Taudra toutes jn-ouver encore, et les exemples tirés des lions auteur.s me fourniront les h'-moigiiages de démonstrations ([ue j'aurai •faites, ou les aiiali>gLi'S avec les

inductions que j'en aurai pu tirer Cette méthode

veut qu'on passe du geni'C sini]>lc au genre composé, de celui-ci au plus composé encore, et qu'on arrive graduellement ainsi au ternie des complications pas à pas éclaircics. »

Je ne partage pas t'adniira1i<ui que professent certains critiques pour ce Cours ilf litièr-Uin-r. Quand on a In les œuvres de Leniercier, on attendait plus de liardie.sse du critiipie. Il ne .se séjiare pas, comme on l'a prétendu, des .'lassiques; il ne forme pas une transition entre le xviii'" et le XLX" siècle : il t'St en critique un liunnne du sii'cle passé.

dél'auts:ce qui estd'uncritiqueintelligent. Une voit pas seulement la forme, il s'occupe du fond, des idées, de la conception; il sait comparer tes poètes appartenant à des nations et à des époques différentes; ce qui est d'un esprit assez large.

Mais à côté de ces qualités, que de défauts! Il veut à toute force faire de 17(iade un poème didactique; il prétend qu'elle a pour but de nous apprendre « à détester les dissensions elles injustes combats, mais à aimer les glorieux périls de la guerre nécessitée par une légitime défense ». Il en est encore à la théorie de Boileau sur la mythologie d'Homère.

S'il rend justice à quelques écrivains étrangers, il ne connaît pas du tout la littérature allemande (1).

(1] Voici l'opinion de Lemercicr sur la littéialure allemandi; ; 1 En embiassarU tout ce que la Gu manie appelle sa. lîtléi'alure, on voil que Ils (.[Opi.'cs le» Iragi-diifb et leb lomana brilaiiniijiiL's ont w-rïi de module à w>n goût juiUe na rien qui lui !sr)it |)i >prc quelle ne brille que d emprunt et que la seule chose qui lui aipaitienne pst cettti iiielinution pour l'indéAni, pour le tturhuiiiaiii poui Ils uiLlancoliques evtases, pour les visions intuituL". il picsque poui 1 incompréhensible, toutes choses quelle otti'e i.li module de I t.\celleiice soub le titi'e de Système romanlijut » (1\ iJI — « Iju-isons uuv Gerniaiiis prendre jeuis fantaisies poiu h.» bpu:ulatiou» dun bel idéal encore inconnu , qu'ils bo diLctent dans leurs chpu^tncus de perfcctibilit). spirituelle Luutentons-uous di. ii.'itei À la perfection boruéa

qui déciouvre, que l'on compare le Cours analytique de Lemercier ù V Ailemaynti de M"" de Staël, qui était publiée l'annùe même où l'auteur de Piji(o commençait ses leçons publiques à l'Athénée.

Après Boileau, Voltaire, Marmontel et La Harpe, avons-nous besoin de savoir que o la tragédie se compose d'une action divisée en cinq ou trois actes, présentée en dialogue, entre de grands personnages dont les intérêts, le ranc et le caractère doivent exciter l'admiration, la terreur et la pitié par l'exposition, par les péripéties et par un pathétique s'accraissant de scène en scène, et qui doit arriver A son comlile par la catastrophe, sans dégrader, par ,ion excès, la noblesse du genre; que les couleurs et les nuances du style doivent s'y accorder avec les dispositions du sujet et la

|i;iT' nos frraTidK maltri's. Fei'mons noli-c irolo épiiri'e â t'invnsion il-: 1.1 iHlératui'i' dus \Vl;l(■lll^s, si tiuiis no vuuloiis pas i.'Ori'oni|niî la niilrp, dovenije pi'OHqiie uiiiv<'i'st.'llcî. J'averlis (lue iiouk no saiirionK Irop nouM ili>fi.'ii(tru quand le mal iiouh fsatme, et r|ii<! ]e-a Mjunii-K poûtiqui'K (Iii Noi'd ul strs va]ii!iir!| romSiiiirsqiiL's Hiii' r.-ii'-ni |inr ^tiniidri' en imli'e niison y* liiniièi'es viviïs, l'^ales el ■■laiii-s qn." Mf.n« nv.tiis iv<-iii's di-» flanib-'aus di- rOri™i «l du Miilj . liV, r.i. On [.mil soiiliiiir cclU' tliC-sc. ul jv suis de Cfux <|iii pivrùivni. |>..iLL' noliv liil.i'alnri! française, riiiMnoni-u du Miili à ci'lle du Nord ; mais Vlninienl l-rmeri-iiT ni! molive jiaa

à l'Académie française, il fut félicité par te procureur général Merlin « d'avoir professé lUttis ses leçons une doctrine réparatrice de l'exemple qu'il avait donné » .

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