Ris, a poetical fonn of rire
fiêGÉSlPPE MORKAtT. 175
Et j'aurais fait tenir dans ta petite vie
Un trésor de bonheur immense. . . à faire envie
Aux heureux de cent ans ! 4
I/>in des bancs où pâlit l'enfance prisonnière, Nous aurions fait tous deux l'école buissonnière 1 Dans les bois pleins de chants, de parfum et d'amour ; J'aurais vidé leurs nids pour emplir ta corbeille ; Et je t'aurais donné plus de fleurs qu'une abeille
N'en peut voir dans un jour.
Puis, quand le vieux Janvier, les épaules drapées, D'un long manteau de neige et suivi de poupées, De magots, de pantins, minuit sonnant accourt ;* Au milieu des cadeaux qui pleuvent pour étrenne, Je t'aurais fait asseoir comme une jeune reine
Au milieu de sa cour.
Mais je ne savais pas. . . et je préchais encore ; Sûr de ton avenir, je le pressais d'éclore, Quand tout à coup, pleurant un long espoir déçu, De tes petites mains je vis tomber le livre ; Tu cessas à la fois de m'entendre et de vivre...
Hélas ! si j'avais su !
1. NOUS AURIONS FAIT TOUS DBUX L'BOOLl feUtSSannSBl, W* fcoth flftt«l4 fcttVt
played truant, lit. : we both ahould hav» gona to fehool In tha boahag.
2. Lk tikux Janvier. iasubjactofaoeourt; InFranoa praaanta art ftrtti on HMK Year't and not on Christmasday.