‹ Les poètes français du XIXe siècle;Chapitre 157 sur 393 · Vkju.br, to»ltup · texte numérisé non relu

Vkju.br, to»ltup

A Tâge où Ton croit à l'amour,

J'étais seul dans ma chambre un jour,

Pleurant ma première misère.

Au coin de mon feu 1 vint s'asseoir

Un étranger vêtu de noir,

Qui me ressemblait comme un frère.

Il était morne et soucieux ; D'une main il montrait les cieux, Et de l'autre il tenait un glaive.

De ma peine il semblait souffrir, Mais il ne poussa qu'un soupir, Et s'évanouit comme un rêve,

A l'âge où Ton est libertin, Pour boire un toast en un festin, Un jour je soulevai mon verre.

En face de moi vint s'asseoir Un convive vêtu de noir, Qui me ressemblait comme un frère.

Il secouait sous son manteau

Un haillon de pourpre en lambeau.

Sur sa tête un myrte stérile,

Son bras maigre cherchait le mien,

Et mon verre, en touchant le sien,

Se brisa dans ma main débile.

j. Au coin DR mon Fsu, by my flre place, lit. ; near tbe corner of no y fire.

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