‹ Les poètes français du XIXe siècle;Chapitre 167 sur 393 · Dont, with wbich · texte numérisé non relu

Dont, with wbich

I98 tES PORTES FRANÇAIS

Pourquoi laisser notre misère Rêver et deviner un Dieu?

I^e doute a désolé la terre ; Nous en voyons trop ou trop peu.

Si ta cliétive créature Est indigne de Rapprocher, Il fallait laisser la nature f envelopper et te cacher.

Il te resterait ta puissance, Et nous en sentirions les coups ; Mais le repos et l'ignorance Auraient rendu* nos maux plus doux.

Si la souffrance et la prière N'atteignent pas ta majesté, Garde ta grandeur solitaire ; Ferme à jamais l'immensité.

Mais si nos angoisses mortelles Jusqu'à toi peuvent parvenir; Si, dans les plaines éternelles, 2 Parfois tu nous entends gémir,

Brise cette voûte profonde Qui couvre la création ; Soulève les voiles du monde, Et montre- toi, Dieu juste et bon I

Page 1