‹ Les poètes français du XIXe siècle;Chapitre 173 sur 393 · J. AUTRAN · texte numérisé non relu

J. AUTRAN

Autran (Joseph) naquit à Marseille en 1813 et mourut en

Il était membre de l'Académie française et est considéré

comme un de nos bons poètes. Son style est vivant, il est toujours pur et arrive quelquefois à une certaine grandeur. En 1835 il donna un volume intitulé " La Mer ", et en 1855 " Les Poèmes de la Mer ". Dans l'intervalle il produisit " Milianah " (1842), " Laboureurs et Soldats" (1854), "La Vie rurale" (1856), " Épîtres rustiques " (1861), " Le Poème des Beaux Jours" (1862).

Il a donné au théâtre " La Fille d'Eschyle et " Le Cyclope."

MADAME DE SÉVIGNÉA

Marquise aux blonds cheveux, j'adore ton volume : Ton siècle, à chaque page, y revit tout entier. Dans ce livre sans art, ou plutôt sans métier, 1/ étincelle de vie à tout propos s'allume.

Ouvrier de l'airain, forge sur ton enclume !

Phidias, 2 prends le marbre et taille ce quartier ! Rien ne vaut pour la gloire un morceau de papier Sur lequel a couru quelque légère plume.

De ces enchantements vous eûtes le secret,

Marquise aux blonds cheveux/ marquise au fin sourire !

Vous preniez tout au vol et fixiez tout d'un trait.

1. Madame dk SkvignÉ (1626 1096) is known by her lettera to her daughter.

2. Phidias, a famom Athenian aculptor whoie maator-piec* il Juplter-Olymplan £• wa» boni in 498 and died in 430 B. C. '

j. au?ran. 205

Pour évoquer un monde, il suffit de vous lire : Tel nom resté fameux, sans vous qui le saurait ? Pour le rendre immortel, vous n'eûtes qu'à récrire.

Page 1