‹ Les poètes français du XIXe siècle;Chapitre 181 sur 393 · LA JEUNE FILLE MOURANTE · texte numérisé non relu

LA JEUNE FILLE MOURANTE

Comment me délivrer de cette fièvre ardente ?

Mon sang court plus rapide et ma main est brûlante.

Je souffre Dites-moi, je suis mal,i n'est-ce pas?

Souvent, le front penché, l'œil baissé vers la terre, Vous rêvez tristement, puis, d'un air de mystère, " J'entends parler bien bas.

Et si je fais un bruit léger, si je respire, Des larmes dans les yeux, on essaye un sourire, On se rend bien joyeux ; mais j'entends soupirer : Sur les fronts tout brillants passe une idée amère, Et ma petite sœur, qui voit pleurer ma mère, " Près du lit vient pleurer.

Ces larmes^ne l'ont dit, votre secret terrible : Je vais mourir !... Déjà mourir !... Oh ! c'est horrible ! Mon Dieu ! pour fuir la mort, n'est-il aucun moyen? Quoi ! dans un jour peut-être, immobile et glacée !... Aujourd'hui l'avenir, le monde, la pensée, " Et puis demain... plus rien !

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