C. FREMINE
Les grives s'y montrent très dignes Et tendres comme des ramiers ; Elles se grisent dans les vignes, Mais font leurs nids dans les pommiers !
Leurs rieurs, leurs oiseaux, leurs murmures Ont enchanté mes premiers jours, Et j'ai, plus tard, sous leurs ramures, Mené mes premières amours. 1 Que Ton y porte aussi ma bière; Et mon corps, sans draps ni sommiers, Dans un coin du vieux cimetière Dormira bien sous les pommiers !