Comme, how
Î>AUI< BOURGET. 36l
" Tu m* appelles ta vie, appelle- moi ton âme." — Ton âme ! mot si vague, et cependant si doux, Si pur, lorsqu'il est dit par des lèvres de femme A l'amant qui se meurt de tendresse, à genoux !
S'il existait un mot plus pur, plus doux, plus tendre, C'est celui-là qu'à l'heure où le soleil s'endort, Des lèvres que je sais mon cœur voudrait entendre, 1 lorsque tout l'horizon se vêt d'opale et d'or.
*' Appelle-moi ton âme..." Il est suave et triste, Ce cri d'amour : " Ton âme.,." Et sais-je seulement Si l'âme est immortelle et si cette âme existe?... Pourtant je ne dirai jamais que ce cri meiit.
Oui ! quand je serais sûr que le mot d'outre-tombe 2 N'est rien que le néant et l'oubli d'ici bas, Toujours je 3 te dirais, lorsque le soleil tombe : " Appelle-moi ton âme," et ne mentirais pas.
11 Ton âme..." quelque chose en toi de si céleste Qu'aucun terrestre ennui ne le saurait flétrir; Quelque chose à jamais fidèle et qui me reste : — Le serment qu'un sincère amour ne peut mourir.
Tout ce que j'ai senti dans mes beaux jours d'enfance lorsque l'orgue enchantait mon cœur simple et pieux, Toute l'ancienne extase et toute l'innocence Revivent dans ces mots profonds comme les cieux.
1- Entendre, the order is : mon cœur voudrait entendre de» lèvres que Je sait,