‹ Les poètes français du XIXe siècle;Chapitre 340 sur 393 · Outre-tombe, hère aftor · texte numérisé non relu

Outre-tombe, hère aftor

& Je, if the subject of mentirait.

362 tBS PORTES FRANÇAIS-

l 'Appelle-inoi ton âme !" Hélas ! quand donc pourrai-je, Te tenant embrassée et les yeux dans tes yeux, Comme un magicien prononce un sortilège, Te répéter ces mots qui font qu'on aime mieux ?

Que ce soit 1 donc bientôt, — et sur une colline, Le soir, pour qu'en sentant s'en aller à leur tour Ces instants enchantés d'émotion divine, Je te dise tout bas : " Car la vie est un jour."

C'est qu'il faut, pour goûter amèrement la vie, Sentir qu'elle s'écoule et ne reviendra plus : Alors il naît en nous une âpre et sourde envie* D'être heureux pour les jours que nous avons perdus.

L'amant est plus ému, plus tendre la maîtresse ;

Un alanguissement semble tomber des cieux ;

Et la beauté du soir mêlée à leur ivresse

Fait couler lentement les larmes de leurs yeux.

{Edel).

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