Voutbs irsBimLLXS, lit. eternal vaulU meanlng the sky
3. Philomèlk, Eng. Philomela, a poetlcal name tor nightlngale. She tu tht daughter of Pandion, king of Athens. Tereus, her brother-in-law, ùad hertongvt eut off to prevent her ff om reyealing his crimes, but the QodS ïnetamorphoBed b«r Wto a nightingale.
Aimer, prier, chanter, voilà toute ma vie.
Mortel, de tous ces biens qu'ici-bas l'homme envie, A l'heure des adieux je ne regrette rien ; Rien que Tardent soupir qui vers le ciel s'élance, 1/ extase de la lyre, ou l'amoureux silence D'un cœur pressé contre le mien.
Aux pieds de la beauté sentir frémir sa lyre ; Voir d'accord en accord l'harmonieux délire Couler avec le son et passer dans son sein ; Faire pleuvoir les pleurs de ces yeux qu'on adore, Comme au souffle des vents les larmes de l'aurore Pleuvent d'un calice trop plein ;
Voir le regard plaintif de la vierge modeste Se tourner tristement vers la voûte céleste, * Comme pour s'envoler avec le son qui fuit ; Puis, retombant sur vous plein d'une chaste flamme, Sous ses cils abaissés laisser briller son âme, Comme un feu tremblant dans la nuit ;
Voir passer sur son ombre l'ombre de la pensée, l,a parole manquer à sa bouche oppressée, Et de ce long silence entendre enfin sortir Ce mot qui retentit jusque dans le ciel même, Ce mot, le mot des dieux et des hommes : " Je t'aime ! " Voilà ce qui vaut un soupir.
1. Voîjts cÉLgSTK. compare wilh vo.te* àene.les in tins poem.
46 LES rOKTKS FRANÇAIS.
Un soupir ! un regret ! inutile parole !
Sur l'aile de la mort mon âme au ciel s'envole ; Je vais où leur instinct emporte nos désirs ; Je vais où le regard voit briller l'espérance ; Je vais où va le son qui de mon luth s'élance, Où sont allés tous mes soupirs !
Comme l'oiseau qui voit dans les ombres funèbres, i La foi, cet œil de l'âme, a percé mes ténèbres; Son prophétique instinct m'a révélé mon sort. Aux champs de l'avenir combien de fois mon âme, S'élançant jusqu'au ciel sur des ailes de flamme, A-t-elle devancé la mort !
N'inscrivez point de nom sur ma demeure sombre ; Du 2 poids d'un monument ne chargez pas mon ombre • D'un peu de sable, hélas ! je ne suis point jaloux. Laissez-moi seulement à peine assez d'espace Pour que le malheureux qui sur ma tombe passe Puisse y poser ses deux genoux.
Souvent, dans le secret de l'ombre et du silence, Du gazon d'un cercueil la prière s'élance, Et trouve l'espérance à côté de la mort.
Le pied sur une tombe on tient moins à la terre : L'horizon est plus vaste, et l'âme, plus légère, Monte au ciel avec moins d'effort.
1. L'OISEAU QUI TOIT DANS LES OMBRES FUNÈBRES, ft gntphlC CiTCUmloCUtiOQ %0
mean the owl.
?. DV, witfc.
Brisez, livrez aux vents, aux ondes, à la flamme, Ce luth qui n'a qu'un son pour répondre à mon âme : Celui i des séraphins va frémir sous mes doigts. Bientôt, vivant comme eux d un immortel délire, Je vais guider peut-être, aux accords de ma lyre, Des cieux suspendus à ma voix .
Bientôt... Mais de la Mort la main lourde et muette Vient de toucher la corde ; elle se brise, et jette Un son plaintif et sourd dans le vague des airs, Mon luth glacé se tait... Amis, prenez le vôtre, Et que mon âme 2 encor passe d'un monde à l'autre Au bruit de vos sacrés concerts !