‹ Les poètes français du XIXe siècle;Chapitre 42 sur 393 · LE LAC · texte numérisé non relu

LE LAC

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages, Dans la nuit éternelle emportés sans retour, Ne pourrons nous jamais sur l'océan des âges Jeter l'ancre un seul jour?

O lac ! l'année à peine a fini sa carrière, Et près des flots chéris qu'elle * devait revoir, Regarde ! je viens seul m' asseoir sur cette pierre Où tu la vis s'asseoir !

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