‹ Les poètes français du XIXe siècle;Chapitre 92 sur 393 · V. âûôo. i i t · texte numérisé non relu

V. âûôo. i i t

La vie est-elle donc si charmante à vos yeux, Qu'il faille préférer à tout ce bruit joyeux

Unç maison vide et muette ?

N'ôtez pas, la pitié même vous le défend, Un rayon de soleil, un sourire d'enfant

Au ciel sombre, au cœur du poète !

Venez, enfants ! — A vous jardins, cours, escaliers I Ébranlez et planchers, et plafonds, et piliers !

Que 1 le jour s'achève ou 2 renaisse, Courez et bourdonnez comme l'abeille aux champs ! Ma joie et mon bonheur et mon âme et mes chants

Iront ou vous irez, jeunesse !

Mai, 1820.

Ora pro nobis.

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