LA PERDRIX
Lorsque montent des bois les brouillards de rosée, Man liant à petits pas dans les champs endormis. La perdrix, se drapant dans la soie ardoisée De sa robe, poursuit les vers et les fourmis.
Plongeant au loin ses yeux ronds et clairs, la rusée Fait le plus doux espoir des succulents salmis. .Si quelqu'un vous parlait — langue malavisée! — De choux... Oh ! qu'il ne soit jamais de vos amis !
C'est un sot !... Fuyez la mode périgourdine ; — Que la truffe y soit rare et discrète, — en sourdine ! Elle doit être là comme un simple éperon.
• rOurmets ! servez sa chair aux pieds roses, rôtie. Une bande de lard voilant sa modestie, imac arrosé des larmes d'un citron.
Charles Monselet.