BALLADE DL NOUVEAU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Il est des taudis sans grabats Où l'insomnie est en colère ; Des gueux sans chemise ni bas Kôdent comme le loup qui flaire ; Sons les yeux des fils sans salaire Des vieux, à de dur pain moisi Cassent leur dernière molaire !
Prince de France, songez-y !
Certes il est d'augustes combats !
Et l'orgueil des cœurs s'accélère
\ille. Brownsville [Texas), etc.. puis a cuba et dans l'Ouest- Canatlien. Il publie, pendant ces voyages, ses principales œuvres, en anglais. C'est une particularité de cette personnalité curieuse que. français, pratiquant six langues, il écrivit m peu dans sa langue maternelle Qu'on possède de lui plus de pages en patois morvandiau que- de lignes en français. J><- retour en France, il devient professeur de l'Université, exerce â peine et voyage de nouveau, il visite l'Angleterre, repart, séjourne à Stettin, â Berlin, puis est nommé le la princesse Marie de Saxe-Altenburg, fille du dur et parente des de Rouan par les femmes Charli - Tabœuf avait un frère. Pierre (1827-1893), qui fut le , tour et l'ami des familles de Salvandy, de Relnach-Werth, Bourlon de Sarty, etc., et gui a laissé d'admirables philosophiques. Je ne puis séparer lune de l'auto deux mémoires qui sonl celles de mes deux grands oncles — <\ autant moins que <■<■ fut par 1 intermédiain de Pi< i t. urles Jaboenl tut te profess or de Nelly Jacquemart, ci tte • iii-i. célèbre qui. après avoir été fe seul peintre devant qui consentit â pot de produire eu devenant
i épouse aujourd'hui veuve de l'intime du chef du pouvoir exécutif : le grand financier Edouard André. Retiré da petil domaine de Viscolon à Voudenay, a 12 kilomètres de -a ville natale, Charles Jabœul y ne, mut en 1891. Principales œttVBES . Loi he or The Foung Frencti Emigrant, etc.
aerrille, 1868) : Ikana, roman (New-Brun sii- h < inglati 1873] ; / ettret Thuringe 1866) ; Bssayi un Languagt ■ Voyage au Vord du •■• . Cours '/-■ Langue anglaise Delagrave, 1881), 'te
Quand flotte sur les branlebas
La triple couleur vexillaire,
Mais la mère sait mal se plaire
A voir, fût-ce auprès d'un Chanzy,
Son pâle fils saigner sur l'aire...
Prince de France, songez-y !
La France, c'est la joie ! A bas L'ennui ! Je baise Lise ou Claire Et le dis ! Toi, vieille à cabas, Vertu ! va te faire lanlaire !
Beau mal si mon vocabulaire Ou ma rime ou quelque lazzi Nargue un censeur atrabilaire !
Prince de France, songez -y !
11 faut, pour que demain s'éclaire, La Pitié tendre, juste aussi, La Paix, le Rire qu"on tolère.
Prince de France, songez-y !
Catulle Mendës (1).
(1) Catulle Mendès, né à Bordeaux en 1841. Mort tragiquement à Saint-Germain (Seine-et-Oise) en 1909. Fit ses études à Versailles et à Paris. Poète parnassien, romancier, critique et auteur dramatique, d'une exceptionnelle fécondité. Talent très souple mais sans originalité ni sincérité profonde. Assimilateur prodigieux. « D'autres furent des flambeaux ; lui n'est qu'un reflet » (M.-C. Poinsot : Le théâtre français, L.-Mlchaud, édit.). Œuvres de Mendès : Philomêla, livre lyrique ; Histoire d'amour, roman ; Hesperus, poème swedenborgien ; Contes épiques ; La colère d'un franctireur, ode guerrière; Lili et Cocotte ; Zo'Har ; Le chercheur tir tares ; Gog ; Médée, tragédie ; Sainte Thérèse ,- Scarron ,• Glatigny ,• Les Braises du cendrier, etc. La poésie que je donne ici est tirée de La Grive des Yidncs (Fasquelle, édit.).
CHOIX DE rOÉSIES 73