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RETOUR DE JOCELYN DANS SON PRESBYTÈRE

LE CHIEN F1IDO. Valneige, 12 octobre 1800

O nid dans la montagne où r1on âme s’abrite !

Me voici donc rentré nour jainais dans mon gîte, Comme le passereau sans aïlex pour courir

Qui dans un trou du mur s'abrite pour mourir.

Oh ! d'un peu de repos que mon âme pressée

Y devamçait de loin mes pas par ma pensée !

Que l'ombre des grands monts se noyant dans les cieux, Quand je fus à leurs pieds, fut amie à mes yeux ! Comme je respirais, en montant leurs collines,

Les vents harmonieux exhalés des ravines,

Ces vents qui du mélèze au rameau dentelé

Sortent comme un soupir à demi consolé !

Que du premier sapin l'écorce me fut douce !

Que je m'étendis las et triste sur la mousse !

Que j'y collais ma bouche en silence et longtemps, N'entendant que les coups en ma tempe battants,

Et l'assaut orageux de mes mille pensées,

En larmes plus qu'en mots sur les herbes versées | Corabien de fois je bus dans le creux de ma main

Un peu d’éau du torrent qui borde le chemin !

Que souvent mon oreille, à ses flots attentive,

Crut reconnaitre un cri dans ses bonds sur sa rive,

Et, d’un frisson glacé me ridant tout entier, ; M'arrêtr palpitant sur le bo: 1 du sentier !

Enfin, ie soir, je vis noircir, entre les cimes

Des arbres, mes murs gris au revers des abîmes,

Les villageois, épars sur les meules de foin,

Du geste et du regard me saluaient de loin.

L'œil fixé sur mon toit sans bruit et sans fumée, J’approchais, le cœur gros, de ma porte fermée.

Là, quand mon pied poudreux heurta mon pauvre seuil, Un tendre hurlement fut mon unique accueil ;

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