‹ Les poètes illustrés du XIXe siècle [microforme]Chapitre 80 sur 121 · GENÈSE · texte numérisé non relu

GENÈSE

La voyez-vous passer, la nuée au flanc noir ?

Tantôt pâle, tantôt rouge et splendide à voir, Morne comme un été stérile ?

Pn croit voir à la fois, sur le vent de la nuit,

Fuir toute la fumée srdente et tout le bruit De l’embrasement d’une ville.

D'où vient-elle ? des cieux, de ia mer ou des monts ? Est-ce le char de feu qni vorte des démons À quelque planète prochaine ?

O terreur ! de son sein, chaos mystérieux, D'où vient que par moments un éclair furieux Comme un long serpent se déchaîne ?

IT

La mer ! partout la mer ! des flots, des flots encor, L'oiseau fatigue en vain son inégal essor.

Ici les flots, là-bas les ondes ; Toujours des flots sans fin par des flots repoussés L'œil ne voit que des flots dan; l’abîme entassés Ror- ler sous les vagues profondes,

Parfois de grands poissons, à f. “1r d’eau voyageant, Font reluire au soleil leurs nageoires d'argent,

Où l’azur de leurs larges queues.

Lea mer semble un troupeau secouant st toison ; Mais un cercle d’airain ferme au loi. :’horizon ;

Le ciel bleu se mêle aux eaux bleues,

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