‹ Les Poètes-misèresChapitre 24 sur 47 · ANECDOTE DE JUILLET · texte numérisé non relu

ANECDOTE DE JUILLET

Un pauvre diable de héros,

Laissé pour mort la veille.

Dans un bon lit, frais et dispos.

Tout à coup se réveille.

Il admire en se récriant.

Des nymphes au minois riant.

Friand :

Oh ! oh ! oh ! oh ! ah ! ah ! ah .' ah ! Quel joli couvent c'était là - La la !

Paix donc ! murmure avec douceur Quelqu'un près de sa couche ;

Et puis la bouche d'une sœur Vient lui fermer la bouche.

De ce rappel au règlement

Le monde lui sembla vraiment Charmant :

Oh! oh: etc.

110 LES POÈTES-MISÈEE

A son lit point de noir abbé, Point de docteur profane,

Dans les mains d'une sainte Hébé, En guise de tisane,

Le convalescent défailli

Voit mousser d*un œil ébahi L'aï :

Oh ! oh ! etc.

Miracle ! le voilà guéri !

Et les deux nonnes gentilles Offrent au jeune homme attendri

Leur bras nus pour béquilles.

Sur ce bâton, sans se blesser, l On le voit parfois se laisser

Glisser.

Oh ! oh ! etc.

Le chroniqueur, un peu succinct, Ne dit pas et j'ignore

Quel est dans ce cloître le saint Que la recluse adore ;

Mais les bons cœurs le béniront,

Mais les chrétiens qui me liront Diront :

Oh ! oh ! oh ! oh ! ah ! ah ! ah ! ah !

Quel joli couvent c'était là La la !

LA YOULZIE

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