‹ Les Poètes-misèresChapitre 34 sur 47 · JEAN -FIER HK ^ EYBAT · texte numérisé non relu

JEAN -FIER HK ^ EYBAT

OÙ mon aïeul avait planté ses pavillons. Pour l'oppresseur des miens, dans ma douleur insigne. •Seigneur, j'ai vti mûrir le raisin de ma vigne Et le froment de mes sillons.

A.h ! si ce n'est assez de ces grandes épreuves

Pour m'élever à toi sur ton divin Thabor,

Fais entendre ta voix et dis-moi sur quels fleuves

Je dois aller pleurer encor;

Sur les saules de quelle rive

Je prendrai ma harpe plaintive ; Sur quels tombeaux chéris j'irai m' agenouiller. — L'exil n'a pas tari mes brûlantes paupières ! Seigneur, j'ai des genoux pour en user les pierres

Et des larmes pour les mouiller.

Chambéry. 12 septembre 1839.

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