JEAN AUVRAY
L*auUur\ &nppose-t-on, de divers ouvrages quijaci* Ute7il ei enîretïefmenl les contesialio^is des crùiques et des biographes. Les uns en tout cas sont peu faits pour initier aux autres. Il écrivit à lut seul un recueil de pièces : Le Banquet des Muses, d'une telle variété qu*on le croirait emprunté aux a cabinets » de plu-sieurs poètes. Il fut avocat ou chirurgien ^ on ne sait au juste, habita Paris, puis vint se fixer à Rouen. Dans le privéy on le crut bon vivant j fils de cette terre normande qui produisit tant de poètes et des meilleurs que nous connûmes On lui attribue généralement — à défaut d'homonyme, — des œuvres sainctes et les tragédies de Madonte et de Dorinte. Rien ne justifie précisément une telle générosité de la part des biblio* graphes. Pour nous, il suffit qu'il eût une jeunesse fort joyeuse et libertine, et que sa production s'arrêtât aux poésies gaillardes qu'on publia à l'heure oii — croit-on^ — il s'amenda et parût se convertir. A tant d'hypothèses sur sa vie, nous opposons la hardiesse de ses vers. Il mourut, au dire de quelques-uns, vers 1622, laissant un bagage édifiant pour son âme, mais qui ne parvint guère à faire oublier la franchise et r élégance de ses joyeux propos.