CHAPITRE XL
©es Balances.
Une balance ordinaire se compose d'un pied ou support, d’un fléau garni de trois couteaux, l’un au mi- ® lieu et les autres aux extrémités; enfin, de deux plateaux ou bassins.
Le fléau repose sur le pied par son couteau central , dont le tranchant est tourné vers le bas. Les plateaux se trouvent suspendus aux couteaux des extrémités, dont les tranchants sont tournés vers le haut.
Chaque moitié du fléau, comprise entre le couteau central et l’un des couteaux extrêmes, est ce qu’on appelle un bras du fléau. I! y a donc le bras droit, soutenant le plateau de droite; et le bras gauche , -
soutenant le plateau de gauche.
Une balance, pour être bonne, doit remplir les conditions suivantes :
1”. Il faut que les deux bras du fléau soient exactement de même longueur;
2°. Il faut que le tranchant du couteau eentral soit un peu au-dessus de la ligne droite qui passerait par « les deux couteaux extrêmes;
3°. Enfin, il faut que le centre de gravité du fléau soit un peu au-dessous du tranchant du couteau central. Ce tranchant est ce qu’on nomme la ligne de suspension. Le centre de gravité est Se point autour duquel le fléau demeurerait en équilibre dans toutes les positions. ^
Dü SYSTÈME MÉTRIQUE. 25
Parmi les autres espèces de balances, nous citerons les suivantes.
La balance romaine, formée d’un levier, à deux bras inégaux, qui se font équilibre autour de l’axe de suspension. Le corps à peser s’accroche à l’extrémité du petit bras; et or» lui fait équilibre à l’aide d’un poids constant, dit curseur, que l’on fait glisser le long du grand bras, jusqu’à ce que l’équilibre soit établi. Dans cette position , le poids du corps contient autant de fois le poids curseur, que la distance de celui-ci à l’axe de suspension contient la longueur du petit bras.
La balance à bascule, formée d’un fléau à deux bras inégaux et constants, l’un étant ordinairement 40 fois plus grand que l’autre. Le corps à peser se suspend à l’extrémité du petit bras, et les poids pour l’équilibre se mettent à l’extrémité du grand bras. Alors ceux-ci doivent être multipliés par 40, pour donner la pesée exacte du corps en question. Les erreurs de pesées se trouvent ainsi décuplées ; en sorte que cette balance, très-utile d’ailleurs pour les fortes charges, ne donnent que des approximations grossières.
Il y a encore les balances à ressort. Le ressort se bande d’autant plus que la charge est plus forte: et la flexion du ressort, indiquée par une aiguille qui parcourt un arc de cercle gradué, fait immédiatement connaître le poids du corps qui produit cette flexion. Quelquefois le ressort, au lieu d’être enroulé sur luimême, a la forme d’une hélice ou d’un boudin, qui s’allonge proportionnellement au poids du corps que l’on suspend à l'une de ses extrémités.