‹ Les poisons bactériensChapitre 6 sur 39 · Cette lutte est exposée magistralement dans · texte numérisé non relu

Cette lutte est exposée magistralement dans

Lokfi.er, Vortesungcn ühcr die geschiditliche Enlwickelung der Lettre von der Bactérien. Berlin, 1887.

par scs fonctions chromogènes, zymotiques on pathogènes. Weigert et Ehrlich apportèrent les procédés de coloration par les couleurs d’aniline pour servir à reconnaître les bactéries. Koch introduisit l'éclairage Abbé et la méthode de culture sur les milieux solides qui ont fait faire des pas immenses en avant à la connaissance des microbes. Ainsi, fut constituée la bactériologie dont les progrès rapides sont devant tous les yeux. Il a été reconnu ainsi avec certitude que les maladies infectieuses sont dues à l’action des microbes.

La doctrine vitaliste n’était pas en contradiction absolue aveeles résultats obtcnusparlcs chimistes, et Pcinum a le mérite d’avoir compris, comme plus tard Sdmi et Brieger, la possibilité de concilier les deux théories.

Panum disait: 11 est incontestable que mon poison putride est purement chimique. Mais, il pourrait être produit par un microbe et un microbe déterminé. Dans les maladies peuvent jouer un rôle considérable, suivant les cas et le poison chimique, et le microbe pathogène, et la production du poison par le microbe.

Mais la voix conciliatrice do Panum ne fut pas écoutée., et les chimistes tentèrent encore de s opposer à la marche victorieuse de la bactériologie. Ils continuaient à apporter des preuves en faveur de cette idée: que les microbes n'étaient que de

simples satellit.es des poisons de Panum, Bergmann et Schmiedeberg . Ils fillraient les produits toxiques sur des filtres de papier ou d’argile et étudiaient les effets des liquides fdtrés. Ils employaient la chaleur, la dialyse, les différents réactifs chimiques pour éliminer les microbes vivants de leurs expériences. Ils cultivaient les microbes dans les milieux privés des substances albuminoïdes pour montrer que dans cos cas ils sont inoffensifs (Miller). Mais, pour la bactériologie, toutes ces expériences des chimistes étaient nullcs et non avenues, car elles ne pouvaient être bien conduites sans la connaissance préalable des propriétés des bactéries. Plus encore: Toutes les expériences sur l’intoxication où se faisait sentir l’influence d’un poison chimique, ne pouvaient que gêner les bactériologistes, apportant un facteur supplémentaire dans leur étude des fonctions des bactéries. Il est tout naturel que, dans ces conditions, les bactériologistes aient creusé un fossé profond entre l’intoxication et l’infection >. L’intoxication se caractérisait par l’apparition subite des accidents, par la proportionnalité des effets aux doses, doses toujours considérables, par l’absence de spécificité, car elle pouvait être produite par les bactéries les plus banales, injectées en quantité suffisante. Elle devait être soigneuse-

1. R. Koch, Zar Unlersuchung jialhogmcr Mikroorganismen. ( Millhcil . uus don liais. Gcssundlieitsani., t. I. Berlin, 1881.)

ment évitée dans les études bactériologiques. Celles-ci ne s’occupaient que de l'infection qui était produite par la vie et la multiplication des microbes spécifiques dans le corps animal. Elle éLait indépendante de la dose des microbes introduits dans le corpsanimal, puisqu’ilss’y multiplient, et clleapparaissait après une incubation nécessaire à leur multiplication. La maladie infectieuse était une fermentation spécifique, liée à la vie et à la multiplication du microbe pathogène comme la fermentation alcoolique dépend de la vie de la levure de bière.

En expulsant l’intoxication de leur domaine , les bactériologistes ont rejeté dans l’oubli toutes les recherches expérimentales sur les poisons chimiques. Et le dualisme de l’intoxication et de l'infection pesa pendant longtemps sur le développement de la microbiologie. Mais, pendant ce temps, les poisons microbiens ont réapparu dans une tout autre science, et leur étude s’y poursuivait en dehors de la bactériologie.

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